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Comment traiter une insuffisance cardiaque ?

formation insuffisance cardiaque

L’insuffisance cardiaque est un dysfonctionnement cardiaque qui réduit sa capacité à pomper suffisamment de sang vers le corps. Cela se produit parce que les mouvements physiologiques de contraction et de relaxation du muscle cardiaque deviennent inadéquats, en raison d’un affaiblissement et/ou d’une rigidité.

A qui s’adresser pour une insuffisance cardiaque ?

L’insuffisance cardiaque exige un suivi médical régulier. En principe, nous consultons d’abord notre médecin traitant qui va ensuite nous orienter vers un spécialiste. Sachez que ce n’est pas n’importe quel médecin qui peut traiter ce type de maladie chronique. Le professionnel de la santé doit avoir suivi une formation spécifique pour pouvoir prendre en charge des patients insuffisants cardiaques.

Justement, Formideo propose une formation continue de 7 heures en e-learning destinée aux médecins généralistes ou encore aux infirmiers libéraux. La formation consiste à garantir la qualité et la sécurité des parcours de soins. Elle réactualise également les connaissances globales de la prise en charge ainsi que le suivi de l’insuffisance cardiaque. La formation insuffisance cardiaque de Formideo permet d’offrir un diagnostic fiable et précis.

Insuffisance cardiaque : les symptômes

Les symptômes de l’insuffisance cardiaque peuvent être absents aux premiers stades de la maladie, ou être si vagues qu’ils sont sous-estimés ou confondus avec ceux d’autres pathologies : fatigue, gonflement des chevilles ou dyspnée (difficulté à respirer). Cependant, dans d’autres cas, ils peuvent survenir soudainement, lorsque surviennent des événements graves tels qu’une crise cardiaque.

Cependant, dans la plupart des cas, l’insuffisance cardiaque débute progressivement et les symptômes s’aggravent au fil des jours, des mois ou des années. Les manifestations typiques sont en effet la fatigue, des difficultés respiratoires ou l’accumulation de liquides dans les membres inférieurs. Les patients plus âgés peuvent également ressentir de la désorientation, de la confusion et de la somnolence.

Insuffisance cardiaque : prévention et traitement

Pour réduire le risque de développer une insuffisance cardiaque, il est nécessaire de maîtriser les facteurs de risque : obésité, hypertension artérielle, anémie, arythmies, troubles thyroïdiens ou excès d’alcool. C’est pourquoi, lorsque l’insuffisance est diagnostiquée, le premier traitement consiste à modifier les habitudes de vie : le médecin établira un programme d’activité physique adapté à l’état du patient et prescrira une alimentation saine. Vous devez éviter de fumer, de consommer de l’alcool et des excès de sodium, ainsi que surveiller votre poids pour détecter la rétention d’eau (une prise de poids très rapide est suspecte).

Selon le type d’insuffisance cardiaque dont vous souffrez, le médecin prescrit des médicaments spécifiques :

  • Les diurétiques, pour lutter contre la rétention d’eau ;
  • Les inhibiteurs de l’ECA, indiqués en cas d’insuffisance cardiaque systolique, car ils dilatent les vaisseaux sanguins et stimulent la fonction rénale ;
  • Les bloqueurs des récepteurs de l’angiotensine II, prescrits aux patients qui ne tolèrent pas les inhibiteurs de l’ECA ;
  • Les inhibiteurs des récepteurs de l’angiotensine/néprilysine, médicaments de nouvelle génération ;
  • Les bêtabloquants, prescrits en association avec les inhibiteurs de l’ECA et capables d’augmenter la survie et la fonction cardiaque ;
  • antagonistes de l’aldostérone ;
  • Le digoxine, pour augmenter la force de contraction du muscle cardiaque ;
  • Les vasodilatateurs, prescrits plus rarement et généralement réservés aux patients qui ne peuvent pas prendre d’inhibiteurs de l’ECA ou d’inhibiteurs des récepteurs de l’angiotensine II.

Les chances de survie des personnes souffrant d’insuffisance cardiaque dépendent de la gravité de la maladie et de l’état de santé général du patient. Environ 50 % des patients vivent plus de dix ans après le diagnostic, mais lorsque l’échec est grave, la moitié de ceux qui en souffrent ne survivent pas au-delà de deux ans. Le traitement sert à améliorer les conditions de vie du patient, mais n’arrête pas la maladie : à long terme, les conditions de santé se détériorent et les options de traitement se réduisent.